L’Hotel Carretero à La Paz, c’est tout un monde! Arrivée de nuit, petite ruelle déserte, rideau de fer grinçant, dignes d’un film de Hitchcok. On pénètre sur un petit patio où les gens dicutent, boivent un pot, joue de la gratte... pour nous, il ne reste qu’un dortoir de 7 ps. Attention l’état des chambres : Pas un cm carré de mur épargné par les grafitis, lit couineurs ou durs comme du bois, salles de bain à la limite de la praticabilité... Mais l’accueil est chaleureux, et c’est plein de voyageurs (actuellement des Chiliens et des Argentins surtout), donc les échanges sont faciles et sympas. Gros dossier : la cuisine ! on passera les détails, c’est vraiment de l’accorbatie ! 2 ptits gaz ruinés pour 50 personnes, un équipement sommaire à la propreté douteuse, mais tout ce qu’il y a de plus convivial !
Dès le lendemain de notre arrivée, avec Cruz, le coordinateur de AF Bolivie, on a mis un peu les choses au point. Il est vraiment cool, et malgré des problèmes de santé, il se donne du mieux qu’il peu pour l’assoc. Le projet habitat se fera a Hilata Centro, près de Viacha. Logement : le dispensaire communal. A Choritotora, les jardins enterrés sont encore à l’eta de projet. Pour la reforestation, il faut faire une étude prálable. Il parait difficile de faire une première expédition dans les villages avant le début du projet. On se renvoie donc a début mars pour le lancement des activités, après notre « tournée » dans le Sud.
Premier grand moment de musique avec le concert de « los Olvidado » au theatre municipal (genre ancien opéra). 30 gars (Guitarres, charrango, flûtes, mandoline et chant) qui jouent des airs populaires traditionnels, dans une ambience détendue voire familiale, avec une bonne dose de patriotisme.
Je lutte pour ne pas m’arrêter à chaque boutique pour essayer les chanrrangos, c’est vraiment le paradis de ce côté là.
En discutant avec les gens de l’hotel et d’autres, on s’apperçoit que la moitié de la ville s’apprête comme nous à se diriger vers Oruro pour le carnaval mondialement réputé. Les hotels sont pleins ou très cher. Il faut passer par une agence, ce à quoi nous nous refusons. On décide donc de partir à l’arrache.
Premier soir après la fête, on enjambe les grilles pour aller se caler dans le terminal de bus (fermé à notre grand désaroi). Un type de la sécurité nous surprend et nous demande comment on est entré. On fait mine de pas bien parler Esapagnol, le type nous dirige vers un recoin tranquil pour étaler notre sac de couchage.
Le samedi, le Carnaval bat sont plein : défilés de danseurs et de musiciens aux costumes délirants, batailles de mousse à raser et de bombes à eau dans les gradins qui longent l’avenue porincipale (contrairement à Puno, il a fallu payer environ 5€ pour avoir une place). On mange, on rit, on boit, parfois un peu trop, mais toujours en respectant le spectacle, et croyez-moi, on prend soin des étrangers !...
Petit bad trip hier soir : Yannick s’est fait voler ses papiers, ce qui nous oblige a passer une 2ème nuit dans le terminal de bus, et complique un peu la suite du programme, notamment pour l’Argentine.
Il y a des chances pour qu’on se sépare momentanément : Yannick remonterait provisoirement sur La Paz pour ses papier, moi sur Postosi oú l’on se retrouverait dans 2 ou 3 jours, notamment pour tenter de retrouver la trace et de rencontrer Pedro Condori, paysan Aymara de la région, à l’origine du livre de Françoise Estivale « nous, les oubliés de l’altiplano ».
Espérons que tout rentrera dans l’ordre, mais pas trop quand même. L’imprévu reste pour nous un aspect important du voyage.
PS : pour les fotos, nous sommes de nouveau équipés, ñais attendons de trouver un endroit avec du matériel informatique perfomant... he oui, toujours dépendants de la technique !
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