Adieux déchirants sur le quai de bus de Oruro. Yannick remonte sur La Paz pour gérer ses papiers, je continue vers Potosí pour tenter d’avancer un peu sur l’aspect reportage du projet.
La région de Potosí, à dominante Quechua, est marquée par l’activité minière, puisque c’est là que les paysans de tout l’altiplano venaient s’acquiter de la “Mita” (service décenal obligatoire) sous le régime Inca. Un système repris et intensifié par les Espagnol qui en firent une exploitation meurtière. Aujourd’hui, la mine est exploitée de manière libérale par des coopératives. La visite des mines est quelque chose de troublant qui m’a vaguement rappelé celle des camps de concentration en Pologne… Même si les conditions de travail et de salaires sont aujourd’hui à peu près aceptables, il faut savoir que les périodes de travail atteignent jusqu’à 32 heures sans repos ni repas (seulement des feuilles de coca).
La ville de Potosí semble vouloir s’affranchir de tant de souffrances en offrant un visage paisible et pitoresque. Des couleurs, des fleurs, des rues pavée plutôt calmes par rapport a ce que nous avons vu jusqu’à maintenant. C’est la ville de + de 100 000 habitant la plus haute du monde, et fut, par le passé, la plus peuplée, et erigée au rang de ville impériale par Charles Quint (la seule en amérique du sud).
L’hotel possède, comme la plupart des habitiations, un patio intérieur, qui donne une ambience vraiment sympa. La encore, beaucoup de jeunes voyageurs: Brésiliens, Chiliens, Suisses, Français. Comme la ville est petite, on fair les excursions ensembles avec les autres voyageurs: mines, eaux termales a 35•!, repas du soir suivi du traditionel apéro dans le patio de l’hotel… Les Brésiliens sont des étudiants en Biologie, et nous échangeons pleins d’infos sur l’environnement et l’Argriculture. Une rencontre intérressante, de même que celle avec 3 français Sarkozistes convaincus et leur amie “altermondialiste” qui m’entraine dans un débat comme on en fair plus! Heureusement, y a l’apéro a la fin pour calmer les esprits.
Des rencontres interesantes notamment avec les services municipaux en liens avec les communautés de paysans, et avec des gens originaires des communautés environnantes. Je commence à comprendre certains mécanismes, mais surtout je réalise combien les liens entre citadains et “campesinos” sont maigres: Peu de gens connaissent réllement les campagnes, et il m’a sillonner la ville, et même au-dela pour obtenir ertaines infos, et notamment comment se rendre a Pisaquiri, la communauté de Pedro Condori. Mais ça y est, j’ai la “carte au trésor” entre les mains. Il parait cependant un peu tôt pour s’y rendre. En période de Carnaval, le risque est que personne ne sois en état de me répondre… De plus, Virginie nous demande d’attaquer le boulot avec l’assoc. Yannick n’ayant toujours pas obtenu ses papiers, la tournée Uyuni-Argentine semble provisoirement compromise. Decisión est donc prise de remonter sur La Paz, et de reporter le tout à plus tard.
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