Mardi : Nous v’la repartis pour Hilata Centro. Cette fois, on fair pour de bon la connaissance de cette communauté et de ses habitants. Cruz et Demetrio nous emmènent d’abord voir Hermano, qui s’est montré interressé par le projet d’amélioration de l’habitat. Sa cuisine nous servira donc de témoin. C’est une batisse de 5 x 2 m en adobe avec toit de chaume et sol en terre battue, l’édifice typique local. Une longue discussion nous permettra d’en savoir sufisamment sur la structure du batiment les conditions locales (climat, position du soleil,...) et sur les besoins des habitants. On prend les dimensions des murs on se renseigne sur la disponibilité des matériaux : bois pour la structure, paille et argile... Le tout présent sur place ou a proximité. Hermano nous propose de couper la paille, qui devrait etre sèche lors de notre prochain séjour.
On découvre ensuite ce qui sera notre palace, qui est en fait un annexe du centre de soin du village. Pas de douche, mais une petite cuisine et un jardin sympa. Elias, l’infirmier, est une vrai crème, et fait tout pour qu’on se sente chez nous.
Igniacio, un paysan bricoleur super interressant nous fait découvrir un peu plus le village. On rencontre quelques jeunes du coin qui ont monté une assoc dartisanat et nous demandent de voir si ils pourraient obtenir des subventions ou un partenariat commercial ! Nous sommes partous accueillis avec bonne humeur.
Les sorties d’écoles ne sont pas tristes non plus. Au début c’est « gringo, gringo ! » avec le sourrire jusqu’aux oreilles. La coiffure de Yannick, mon charango, ou encore nos prouesses footballistiques leur font ouvrir de grands yeux. Ils nous ont déja adopté !
On est aussi invité quand nous le désirons a partager le repas de midi avec les professeurs, fort sympatiques. Nous profitions également du bus qui les ramène vers la ville, avec l’envie de revenir.
Quelques bonnes soirées a l’hotel carretero. On rencontre notamment pas mal de français. 2 Rennais nous suivront pour un trek de 3 jour dans le parc naturel de Sajama.
Celui-ci commence par un trajet de 3 heures en bus a travers l’Altiplano. La région est superbe, mais la largeur des siège est mal adaptée à nos grandes carcasses d’occidentaux. On nous pose a l’entrée du parc, au milieu de nulle part, avec pour seul point de repère ce volcan gigantesque, point culminant de la Bolivie a plus de 6500m. Pas mal de curiosités sur le parcours : formations géologiques et botaniques étranges, lagune a flammands roses, vigognes,... On plante la tente en catastrophe sous le coup d’une averse, cuisine dans la tente, folklo !
Le 2ème jour, Yannick doit rejoindre le village en voiture a cause d’un problème de dos. La marche se poursuit avec les Rennais, a travers des paysages grandioses de sierras, de volcans et d’immenses étendues de puna (steppes d’altitude) et de zones humides à la biodiversité surprenante dans un tel climat, des troupeaux de lama et des fermes isolées... La Bolivie version carte postale, à l’état pur.
Le clou du parcours sera la baignade (de nuit et au réveil !) dans les eaux thermales. On s’installe dans une petite auberge encore en construction a 2 pas de là. L'endroit paraissant désert, Steven s'enhardit a "ouvrir" la porte d'un coup d'épaule. Un peu plus tard, alors que je prenais un bain de nuit, les proprios rapliquent. Le ton monte un peu. Puis nous les aidons a demarrer leur groupe électrogène qu'ils viennent d'installer, et qui semblait ne pas leur être un objet familier. Cela facilite un arrangement a l'amiable : ils nous proposent des matelas, et même l'électricité pour la soirée!
Le lendemanin nous rejoignons Yannick au village de Sajama, et faisons du stop sur la carretera Arica (Chili) – La Paz. Environ 2 camions et 1 bus passent en l’espace d’un heure, aucun ne s’arrête... Puis un second bus nous amènera a La Paz.
Dès demain, nous retournons a Hilata quelques jours pour démarer le chantier, à condition d’avoir les matériaux disponibles.