Qui voyage ?

2 Antonins, 2 vieux copains passionnés et aventureux, prêts à braver les obstacles: La mer et la montagne, la chaleur comme le froid, la fatigue, et la galère aussi parfois, mais prêts à partager tous ces moments là pour vivre quelque chose d'exceptionnel, d'inoubliable... et aussi s'en payer une bonne tranche!
L'un plutôt méthodique, l'autre plutôt rêveur (à vous de deviner!), des tempéramment qui se complètent. Une paire d'athlètes hors normes, amoureux de grands espaces, et friands de découvertes, de rencontres, et d'imprévus. Il faut sans doute tout cela pour que le projet prenne son sens dans la durée.

Rémi

 

 

 

 

 

 

 

 

22 ans, Rhône-Alpins pure souche !

Récent titulaire d’une maîtrise en aménagement du territoire et développement local, j’ai provisoirement interrompu mes études pour me lancer dans l’aventure.

Comprendre les sociétés humaines dans leur diversité et leurs interactions avec l’environnement, étudier, se documenter, enquêter, recueillir des témoignages et restituer sous forme écrite, orale ou multimédia, tel est mon credo. C’est ce que j’ai fait sans relâche au cours de nombreux voyages, que ce soit dans le cadre de mes études (stage à Mexico, année d’étude en Espagne), ou en dehors (Norvège, Mexique pour des missions de volontariat, Benelux, pays de l’Est, etc.)

La réalisation d’un mémoire sur les biotechnologies en agriculture entérine ma spécialisation vers les problématiques de développement rural et d’agriculture durable, thèmes vécus sur le terrain, notamment lors d’une mission de volontariat de 1 mois dans une ferme traditionnelle Norvégienne. Dès lors, je me documente sur les anciennes techniques agricoles, et commence à m’intéresser de plus près aux pratiques culturales dans les Andes. C’est le déclic : la complexité et l’ingéniosité des communautés andines pour faire face au climat et à la topographie difficile, en harmonie avec l’environnement et les traditions, leur difficulté à se perpétuer, seront un objet de reportage idéal.

Passionné par les Andes, j’ai « fait connaissance » avec cette région par le biais de la musique traditionnelle, et notamment les instruments à cordes (guitare, Charrango, cuatro), que je pratique régulièrement.

C’est au cours d’un stage de musique que je rencontre Virginie qui me parle de l’association qu’elle a créée et des projets qu’elle mène sur l’altiplano Bolivien. Ma décision est prise : ce sera la Bolivie. Le cœur des Andes.

Sportif de nature et amateur de Montagne, tout semble se compléter. Désormais, le mal des altitudes, pas plus que les difficultés financières, ne pourront me faire reculer !

 

 

 

 

 

 

 

 

Yannick

Yannick
 
 

Originaire d’un petit village médiéval au riche passé, de son dernier nom St Antoine l’Abbaye, en Isère.

Un cursus scolaire plutôt banal. J’ai suivi un enseignement dans l’industrie, la conception des machines automatisées, sans véritable entrain. Par devoir de diplôme et conscient qu’il ne m’amènera pas là où j’aspire à être. Une fois obtenu, je décide d’aller en quête de ce qui me fera vibrer. J’accumule alors les petites expériences dans divers jobs autant par curiosité que par nécessité. Dur d’y voir un réel suivi. Je passe de la mission d’intérim au travail saisonnier en photographiant les touristes, aux cueillettes de fruits et légumes, un pèlerinage à St Jacques de Compostelle, une année de DEUG en lettres modernes investi de la même curiosité et non d’un reconnaissant diplôme. Entre temps, le dessin prend part de mon temps poétique d’observation et de questionnement du monde qui m’entoure. Toujours pas désireux d’entrer dans une école, des tentatives mais sans détermination.

Les étés derniers, un photographe m’emploie pour des reportages de mariages régionaux aux cultures riches et variées. Un plaisir d’accomplir la tâche plutôt simple mais en mettant du cœur à l’ouvrage, elle peut s’avérer excitante. Sans envier les reporters de GEO ou du National Géographique, une part de moi-même se transcende pour cette fascinante pratique. Elle donne vie à un instant de l’existence de quelqu’un ou de quelque chose. En comparaison avec les reportages à grande diffusion, aux photos « parfaites », ma préférence va aux phénomènes des « petites masses ». C’est-à-dire montrer ce que j’ai palpé, ce que j’ai vu et vécu, à mes proches.

Mis à part le reportage, même si c’est un tout, une observation par le carnet de voyage, de l’action par l’association Andes Fertiles, et aussi, si ce n’est pas trop tard, par quelques échanges entre nos deux peuples.

 

De l’action ? Venons-y. Il n’y a pas encore un an je dégote un travail dans le bâtiment ancien et écologique. Electrochoc! Une symbiose entre le constructeur et son environnement. Un retour à l’origine de l’habitat. Jubilant ! Quelques expériences pratiques me donneront l’idée qu’elles peuvent devenir bénéfiques aux populations de l’Altiplano, et abordables financièrement puisqu’elles nécessitent de la terre et de la paille! Surtout elles contribuent à soutenir un mode de vie proche de la nature et de l’écosystème. Celui-ci même trop oublié des nôtres. Tout n’est pas marchandise, la terre a tant à nous offrir pour condition de la respecter, tel un ami.

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